Créer mon blog M'identifier

Elle court, elle court...

Le 2 novembre 2014, 22:25 dans Humeurs 0

Oui c'est ça, je cours, je cours toute la journée et mes nuits sont douces, torrides, mouvementées aussi!

Un mois déjà que je tiens ce rythme de fou (ou de folle, certains me diront!).

Je crois que je l'ai rencontré l'homme de ma deuxième vie, mais c'est avec la peur au ventre que je me jette à corps perdu dans cette nouvelle vie (je vous rassure lui aussi a le trouillomètre à zéro).

Donc je cours de chez moi à chez lui, de ma maison à mes filles, de mon boulot à son boulot dans lequel je tente aussi de m'investir, je cours de mon chat à ses chats, je cours pour manger, pour boire mon thé (putain il est trop chaud ce con de thé!). Je ne prends plus le temps de faire mes papiers mais j'arrive encore à gérer ceux de mon boulot même si parfois il m'arrive d'être en retard. Plein de choses à gérer mais actuellement je suis sans domicile fixe avec un sac de voyage que je fais et défais, je navigue entre le sien et le mien, j'use ma voiture et la jauge d'essence descend aussi vite que mes comptes.

STOP !

On a tout fait à l'envers, présenter les enfants, les parents, les amis, donner les clefs de sa maison, préparer une chambre pour mes filles chez lui, envisager de travailler ensemble, de passer Noël et le Jour de l'An ensemble, un avenir ensemble...et c'est seulement après avoir fait tout ça que l'on prends le temps de se découvrir, on prend le temps de parler, de faire l'amour, de rire ensemble.

Mais pourquoi nous sommes nous jetès à corps perdu dans cette relation? parce qu'elle apparait comme une évidence, parce que c'était le bon moment pour tous les deux, parce que nous en avions assez d'être seul, parce que... parce que... parce que....j'en sais rien, je ne sais plus, je suis un peu perdue aujourd'hui!

Aujourd'hui, j'ai besoin de prendre un peu de recul par rapport à cette situation.

Ce soir je dors chez lui , dans ses bras...encore une fois, et après je dors chez moi...une nuit, une toute petite nuit... dans mon lit froid et sans son odeur, sans la douceur de sa peau et de ses caresses....mais juste une nuit...pour prendre du temps pour moi, réfléchir à cette situation, dormir avec mon chat, ranger ma maison, mes papiers et le bordel qu'il y a dans ma tête... 

Parfois, je ne sais même plus ce que ça veut dire "aimer".

J'ai aimé, ça j'en suis sûre mais j'ai aimé quoi au juste? J'ai aimé être aimé, j'ai aimé être désirée, j'ai aimé être attendu, j'ai aimé les messages sur les sites de rencontres, j'ai aimé des textos, j'ai aimé ces longues conversations virtuelles avec un ami, j'ai aimé cet ami que je n'ai vu qu'une fois, j'ai aimé mon mari parce qu'il m'offrait la sécurité et la possibilité de grandir,de mûrir, je l'ai aimé aussi parce qu'il m'a permis de me dépasser et d'oser le quitter parce que justement je ne l'aimais plus.

Mais cette nuit, je me suis lancée, j'ai osé...et à cet homme je lui ai dit "je t'aime", discrètement, un mot que je lui ai dessiné dans le dos, tout en pudeur, en espérant secrètement qu'il le comprenne. Il a déchiffré ce "je t'aime"...

Quelle était la signification de ce "je t'aime" ? c'est la question que je me suis posée tout de suite après qu'il m'ait dit "es-tu sûre de ça? est-ce qu'on ne va pas trop vite?

Est-ce que pour autant c'était une promesse d'avenir à deux, que les prochaines 50 années nous les passerions ensemble? Je ne sais pas...je lui ai dit "je t'aime"  parce que j'en avais envie, je sentais que le moment était propice, ce que nous venions de partager le méritait, parce que ça me faisait du bien qu'il le sache, et pour la première fois je n'attendais rien en retour, pour la première fois je n'avais pas besoin qu'on m'aime absolument, pour la première fois je n'avais pas besoin qu'il me le dise pour que notre relation existe. Ce que nous partageons est réel, j'ai confiance en lui et je connais ses peurs.

Je me sentais prête pour lui dire, c'est tout. Lui ne l'est peut-être pas encore, je ne suis pas pressée, je peux attendre, je peux l'attendre. Je profite de chaque moment que nous vivons ensemble, je le vois heureux, je suis heureuse et ça me suffit.

Un jour,  K. m'a dit "Trouve ton bonheur dans les petites choses, c'est moins fatiguant et plus durable !", j'aime la sagesse de ma soeur...

 

 

Impatiente et capricieuse

Le 6 octobre 2013, 14:42 dans Humeurs 0

Voilà mes deux plus grands défauts! oh, je vous rassure, j'en ai d'autres mais ceux-là sont particulièrement envahissants dans la vie de tous les jours. Je vous explique.

Je VEUX tout, tout de suite, je n'aime pas qu'on me fasse attendre, je n'aime pas qu'on me donne son avis forcément mauvais, puisque pas le mien , ça me fait perdre du temps, je n'aime pas que l'on ne fasse pas ce que je VEUX, qu'on n'aille pas dans le même sens que moi.

En amour, je VEUX qu'il quitte tout (sa nana dans le cas présent), puisqu'il m'aime, il me l'a dit alors qu'est-ce qu'il attend!, qu'il me demande en mariage, qu'il me présente sa famille...

Mais, en même temps, il y a lui -M-, avec qui je tchate tous les soirs, que je VEUX voir TOUT DE SUITE, histoire d'être fixée, parce qu'à force de parler avec un ordinateur entre nous, moi je me fais des films, je fantasme en me disant que c'est peut-être lui l'homme de ma vie, et pas -J- qui est maqué. Je VEUX savoir tout de suite et en plus je ne VEUX pas trop qu'il me résiste!

Au travail, je VEUX être autonome, je n'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire, je VEUX que les gens fassent comme j'ai dit, TOUT DE SUITE!

Avec mes filles...non ce n'est pas un bonne exemple, je ne VEUX surtout pas qu'elles aient ces défauts.

Mes achats sont parfois compulsifs: je VEUX ce livre tout de suite et puis tiens, carrément, j'en VEUX trois TOUT DE SUITE! ou ce vêtement et celui-ci aussi!

Je VEUX qu'il réponde à mes SMS dans la seconde minute.

Mais le problème, c'est que je suis adulte et quand on est adulte on ne fait pas ces choses là si je VEUX me faire et garder ma place dans cette société où il faut toujours attendre!.

Imaginez à l'intérieur de ma cervelle et de mon ventre comme ça bouillonne!

Alors pour éviter l'explosion ou l'implosion (tout dépens du public), j'ai tenté quelques exercices et quelques uns sont concluants.

Tout d'abord, j'ai arrêté l'alcool et la cigarette (si, si! en dehors des fêtes et anniversaires en tout genre!), ça me déprimait plus qu'autre chose.

Et, j'ai trouvé mieux: courir, méditer, écouter de la musique, écrire, lire. Le problème c'est que parfois je fais encore ça de manière compulsive (incorrigible!). Mais plus je fais ces exercice et plus je comprends qu'il faut que je sois patiente pour commencer à voir des résultats, et des résultats j'en VEUX!

Mais, il y a des jours comme aujourd'hui où tout ça ne semble pas suffire. Alors, je voudrais redevenir une enfant de 4 ans et je me roulerais par terre, je CRIERAIS, je HURLERAIS même, j'EXIGERAIS  que mes désirs, tous mes désirs soient satisfait sur le champs!

Serais-je pour autant satisfaite? N'est-il pas bon d'attendre, d'écouter germer ses émotions, ses sentiments, ses envies à l'intérieur de soi, de laisser du temps aux autres, d'accepter leur rythme, de respecter leurs choix et leurs envies?

Hier, comme à mon habitude, j'ai voulu précipiter les choses et aujourd'hui je tente d'apprendre de mes erreurs.

Il n'y a pas de hasard dans la vie...j'ai pu lire ce matin sur mon FB cette citation de Confucius

"En cherchant à hâter les choses, on manque le but.

Et la poursuite de petits avantages fait avorter les grandes entreprises."

A méditer.

 

 

Sérénité...j'y suis presque!

Le 30 septembre 2013, 12:02 dans Humeurs 2

 J'ai beaucoup progressé ces derniers temps par rapport au lâcher-prise.

Mon passé ne m'envahit plus, il ne me sert plus d'excuse pour expliquer tel ou tel comportement.

Je suis moins dans l'attente.

Je fais davantage les choses par plaisir, plus que par obligation. J'essaie de ne plus agir dans l'unique but d'obtenir en retour un semblant de reconnaissance ou d'amour.

J'ai réussi à inscrire en moi le besoin et la nécessité de prendre soin de moi, d'écouter mes vrais besoins, de ne plus culpabiliser au moindre écart ou à la moindre erreur. Je me laisse tranquille!

Pour la première fois, je me sens libérée de ce que peuvent attendre les autres de moi.

Cette pression que je me mettais au quotidien était liée à une histoire familiale, des habitudes, une éducation, des tabous, un devoir de fidélité envers mes parents et leur passé.

J'ai trouvé en moi le moyen de m'en libérer et enfin d'être vraiment moi.

Je ne prétends pas que cette quête de la sérénité s'arrête là. Je sais que c'est le travail d'une vie, de ma vie, alors au boulot!

 

 

Voir la suite ≫